Eeeeet c’eeeessst
paartiiiiiii !
Après une superbe soirée
de départ avec mes amis, suivie d’une soirée avec ma famille élargie au mariage
de ma cousine, me voici, manquant de sommeil, les bagages finalement complétés
(et presque pas ce sentiment d’avoir oublié quelque chose) les deux
pieds plantés devant le guichet de Westjet, prenant en main les billets que me
tend le sympathique (réellement et exceptionnellement) commis.
Après un au revoir bref,
parce que vaguement déchirant, à ma famille (ils sont tous venu même si c’était
très tôt et qu’on s’est couché très tard… chapeau !) je me retrouve un peu
en train de tomber… Et là, mini attaque de panique « aïks ». Je prend
conscience, tout d’un coup que :
1. C’est la première fois que je pars seul en avion :
ca, ca va, je gère.
2. C’est la première fois que je prend un allé simple :
oh, là je gère un peu moins.
3. Je m’en vais au Canada mais … sacrément loin et
perdu : la gestion diminue encore.
4. J’ai pas vraiment de job, je connais juste 2
personnes qui sont la mais qui travaillent souvent à l’extérieur, je connais
rien sur la ville, je revois pas mes amis, ma famille pour un bon bout de
temps, j’ai peut-être oublié quelque chose finalement, quelque chose
d’important à la maison, et si mon avion s’écrase, et si je me fais réellement
attaquer par un ours et violer par un morse, et si … et si je suis con d’avoir
toutes ces pensées…
Mini panique passée je
me rassure, le sourire me regagne alors que je me sent vaguement comme Bilbon Sacquet (Seigneur des anneaux) qui cri « Je pars à l’aventure ! »
Dans l’avion pour Edmonton
je m’amuse à dormir (quelle belle invention), découvrir les noms des villes que
je n’ai jamais vu sur une carte (Flin Flon, Prince Albert :O,
Lloydminster) et rire, avec ma voisine, de l’agente de bord qui a l’air aussi
fatigué que moi et s’enfarge dans ses mots sans arrêts.
Transfert rapide dans l’aéroport
beaucoup trop silencieux d’Edmonton (on dirait un aérobibliothèque). Dans le prochain
avion je discute avec deux personnes, un pilote qui est à Yellowknife depuis 4 ans,
une femme qui est venu visiter il y a 27 ans … et qui n’est jamais parti :O
Finalement, on annonce la
descente de l’appareil sur Yellowknife. S’offre alors un beau spectacle : des
petits lacs partout partout, et dans les plus gros, tout plein d’îles. JOLI !
En sortant de l’avion, une brise fraîche me procure cette sensation d’avoir
sauté 2 mois et d’être déjà à la fin octobre (papa, je suis sur que tu apprécierais !).
L’aéroport est définitivement le plus petit que j’ai vu de ma vie. On dirait un
gros garage de l’extérieur et un petit musé de l’intérieur (avec un ours polaire
empaillé).
Tatiana vient me chercher
à l’aéroport, les belles retrouvailles. Elle me fait faire rapidement le tour de
la ville (ca prend 10 minutes), on va diner et vers 4h on va chercher son chum Linh
à l’aéroport. Il revient d’Inuvik où il faisait du terrain et cueillait des baies.
En retournant à l’appartement, le soleil sort des nuages et … il fait chaud.
La soirée se termine sur
des discussions et projets intéressants avec ces deux moineaux et un ami qui est
venu nous voir. Je me dois une bonne nuit de sommeil (après la soirée de départ,
le levé tôt, le mariage, le re-levé tôt, le voyage en avion). Mais j’ai tout de
même un bon sentiment :
Ca y est, j’ai fais le
saut pour vrai, l’aventure peut commencer !
J’espère être en mesure
de décevoir ceux qui s’attendent à un blog ressemblant à ceci
Journal yellowknife
Jour 1 – Il fait froid
Jour 2 – il fait froid
Jour 3 – il fait encore froid
Jour 4 – il fait terriblement froid aujourd’hui
Jour 5 – j’ai cru apercevoir le soleil. C’était une voiture
au loin
Jour 6 – je commence è manquer de vitamine C, je crois que
j’ai contracté le scorbu. Une horde d’Inuit on attaqué ma demeure suivit d’un
ours polaire. Mais il y avait des aurores boréales en même temps alors c’était
presque beau !
Jour 7 – il fait re-froid