Un peu moins d’une semaine après
mon arrivée à Yellowknife, me voilà assis autour d’un feu, sur une petite
péninsule de Saunders Lake (où l’eau du lac est potable), en train de dévorer
une saucisse (au porc) sur ma vieille branche de cuisson et de déguster
un bon porto (ne me demandez pas pourquoi on avait apporté du porto en camping,
c’est comme ca), suite à une bonne journée de canot (et donc de portages).
Eh oui une belle expérience en pleine nature sauvage, loin de toute forme de
civilisation : pour accéder au premier lac, on doit rouler jusqu’à ce que
la route se termine et on saute dans le canot pour un voyage de 5-6h.
Samedi, la température était
idéale pour ce voyage, un beau 20°C, gros soleil, presqu’aucun vent et pas de
mouche. Après un peu plus de 15 km de canot et 6 portages (dont un de 500m), on
arrive dans Saunders Lake. On se met alors à pêcher, 3 des 6 que nous étions
attrapent des grosses truites (plus que poisson qu’on a pu en manger en fait…
et frais) MIAM !
Et le soir, Dame Nature nous gâte avec un des plus beaux
spectacles qu’elle puise nous offrir. Après souper, lorsque la noirceur tombe, Kevin
lance un « oh, I think
there are some Northern Lights », en s’éloignant un peu du feu on
aperçoit en effet des lueurs se dessiner tranquillement sur le ciel étoilé et
dépourvu de toute pollution lumineuse (nous somme à au moins 100 km de la ville
la plus proche… qui n’est pas très grosse).
C’est alors que le spectacle commence : un serpent vert
avance dans le ciel, ses rebord passant graduellement de très flou à très bien
découpé en nous offrant parfois des teintes subtiles de rose, de rouge ou de
blanc. Et puis ca se met à danser, tranquillement d’abord, puis des vagues
partent, assez rapidement d’un bout à l’autre. L’aurore est directement
au-dessus de nos têtes, de plus en plus dansante, toujours sur un fond
d’étoiles bien définies, quand, juste pour rajouter une cerise sur ce sunday,
le ciel nous envoi 2-3 étoiles filantes. Ma mâchoire inférieure touche le sol
et j’ai les yeux comme des 2$ ! En réalisant que le tout se reflète sur la
surface de l’eau, les autres (dont deux natifs de Yellowknife) me confirment
que pour ce moment de l’année, c’est un spectacle exceptionnel. En même temps
tout le monde rie un peu de mes réactions très démonstratives disons (je suis
venu en grande partie pour voir ca et BANG, première semaine voilà que ca
dépasse mes attentes, permettez moi de ne plus me contrôler svp). Plus tard des
nuages viennent clore la soirée, mais Dame Nature n’a pas fini de nous épater
aveeec… de le pluie HOURRA ! Bon le deuxième jour de camping a été un peu
plus tranquille en raison de la pluie, on a tout de même pu tirer un peu
(pauvre orange trop acide), essayer de chasser (mais on a rien trouvé) et
pêcher un peu …. Surtout des pike (brochets) à un point tel qu’entendre Linh
dire « aaah encore un **** de p’tit pike » est devenu un son
ordinaire en pleine nature.
Finalement pour conclure le tout,
sur notre chemin du retour, alors que nous traversions notre 2e lac,
j’imitais comme à l’habitude, un des innombrables huards qui criait au loin et
je décide de jeter ma ligne à l’eau quand tout à coup le canot devant nous fait
de grand signes… et oui pour bien conclure, on aperçoit un bel ours noir sur le
flan de la falaise, qui nous regardait en mangeant ses baies (il est resté
longtemps, apparemment on voit plus souvent un gros cul noir détaler en
quelques seconde, on a été chanceux qu’il reste un peu !)… et TAC, ca mord en
même temps; j’ai un brochet dans la main, un huard à 100m, un ours à 50m… et au
sommet de la colline, je vois bien perché et majestueux, un aigle à tête
blanche BOOOOM SURDOSE DE VIE SAUVAGE !!!!! Incapable de tout absorber en même
temps, je me transforme en arbre, pouf !
Disons que j’ai pris tout ca
comme un cadeau de bienvenu à Yellowknife de cette chère Dame Nature. Merci !















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